Rédacteur freelance : sur quelle plateforme proposer ses services?

Last updated on octobre 25, 2019

Débutant ou confirmé, le rédacteur freelance est obligé de se faire connaître pour pouvoir travailler. Les réseaux professionnels, les plateformes de rédaction ou de services ont été créés pour mettre en relation les rédacteurs web avec des clients en quête de contenu de qualité… ou pas.

Il existe différents types de plates-formes pour les travailleurs indépendants, à différents tarifs. Chaque rédacteur a ses préférences, selon ses goûts, son inspiration, sa façon de travailler. Cet article est basé sur mon expérience de débutante en rédaction, lorsque j’ai commencé à chercher des tâches de rédaction rémunérées. Si vous êtes, comme moi, dans les débuts de votre expérience de rédacteur ou rédactrice Web, nous sommes entre nous.

Ce texte se voudrait exhaustif, mais il est basé sur ma propre expérience : j’ai testé différentes plate-formes et réseaux professionnels, à la recherche des meilleurs tarifs et de la meilleure expérience rédacteur. Il va sans dire que les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Je vous propose néanmoins de partager mon expérience, ce texte s’étoffera au fur et à mesure.

Comment le rédacteur peut rencontrer des clients sur la toile ?

Les plate-formes de rédaction : le client propose, le rédacteur dispose

Ce type de plate-forme propose de mettre à disposition du rédacteur des listes de commandes d’articles classés par niveau de qualité et par thèmes. Le rédacteur postule alors pour les textes qu’il souhaite rédiger. Les tarifs sont rarement avantageux pour les rédacteurs européens : il s’agit donc d’écrire rapidement. Selon les critères de ces plateformes, un bon rédacteur est capable d’écrire un grand nombre de mots sans spinning en très peu de temps. Mission impossible ? À vous de relever le défi rédactionnel…

Textbroker

Cette plateforme allemande a été fondée en 2005. C’est une doyenne qui traite 100 000 articles par mois dans tous les pays où elle propose ses services. Textbroker a des filiales dans le monde entier. Elle est la seule à accepter des rédacteurs sans numéro de SIRET, c’est à dire non déclarés comme entrepreneur, auto-entrepreneur ou en portage salarial. Elle est donc toute indiquée pour les particuliers souhaitant arrondir leurs fins de mois : les étudiants, les retraités et les débutants qui veulent se tester sans s’engager dans un statut juridique.

Le volume des textes disponibles à la rédaction est important ; les thèmes sont variés. La règle semble être “premier arrivé, premier servi”.

Comment s’incrire sur Textbrocker ?

Pour s’inscrire, il faut rédiger un texte de 230 mots. L’évaluation du texte d’inscription, qui déterminera votre niveau de rédaction et donc votre niveau de paiement, prend au moins deux semaines. J’ai attendu 3 semaines, je les ai relancés et j’ai découvert que mon texte a été refusé sans préciser pourquoi. Je m’étais plantée en beauté dans les balises html et j’avais fait une vilaine faute d’orthographe. J’ai corrigé mon texte et je l’ai soumis une seconde fois. Verdict : 4 étoiles. Ils ne recrutent plus en dessous et ne notent pas au dessus. Je vais donc devoir rédiger un certain nombre de textes, sous-payés, pour gagner ma cinquième étoile. Je ne crache pas dans la soupe. Même sans y avoir rédigé, je peux accéder aux commandes : les briefs sont très formateurs.

Textbrocker : quelle rémunération espérer ?

Les seules rémunérations intéressante de cette plateforme sont à 4 centimes le mot, ce sont celles des auteurs 5 étoiles. Il faut acquérir sa dernière étoile en rédigeant régulièrement à 1.3 centimes le mot. Cerise sur le gâteau : les textes à 5 étoiles sont rarement offerts à la rédaction sur la plateforme en OpenOrder.

On vient de me dire dans mon oreillette que les TeamOrder sont également valables financièrement. Il faut postuler dans des groupes de rédacteurs. Personnellement, je n’ai pas tenté l’aventure. Mais j’invite chaleureusement ceux et celles qui l’ont fait à commenter cet article pour y apporter leur propre expérience.

Les tarifs auteur de Textbroker

Mon avis sur Textbrocker

Je comptais beaucoup sur cette plate-forme pour découvrir le métier et m’entraîner. J’ai attendu un mois et demi pour que mon compte auteur soit validé. Et pendant ce temps, j’ai rencontré mes premiers clients directs, par d’autres moyens… Si vous souhaitez rédiger pour découvrir le métier, Textbroker reste cependant un bon allié : il est possible de s’y inscrire en tant que particulier, avant d’avoir un numéro de SIRET…

Je tiens à préciser que le métier de rédacteur Web freelance ne se limite pas aux plateformes. Pour vivre correctement de ce travail, il est vivement conseillé d’en sortir. Le temps que vous passez à vous bradez sur une plateforme, c’est du temps en moins que vous consacrez à la prospection directe et à un travail sérieux sur votre image de marque. Les plateformes comme Textbrocker, c’est un bon appoint et un terrain d’entraînement parfait, mais gare à l’ubérisation !

Comme on peut le voir, la plupart des commandes sont, pour les rédacteurs 4 étoiles, à 1,3 cts le mot. Il est beaucoup plus rare de pouvoir rédiger à 4 cts le mot, et c’est dommage.

Textes proposés à la rédaction sur Textbroker

Avantages :

  • ouvert aux particuliers, aux grands débutants
  • volume d’offres de rédaction important

Inconvénients :

  • délais d’inscription entre deux semaines et un mois
  • ne prennent plus que des rédacteurs 4 étoiles
  • prix de départ relativement bas : 1.3 centimes le mot

Scribeur

Pour s’inscrire sur Scribeur, il faut un numéro de SIRET et une entreprise déclarée. L’information selon laquelle il est possible d’être payé en droits d’auteurs est à vérifier. Celle selon laquelle on peut écrire 000000000 à l’emplacement du numéro de SIRET est vraie. Vous devrez néanmoins vous déclarer pour récupérer vos gains, à partir de 70 € si mes souvenirs sont bons.

S’incrire sur Scribeur

L’inscription est simple et rapide, quelques documents à scanner et une photo de profil. Il y a une évaluation : 250 mots pour présenter son style et sa maîtrise des balises html.

La validation du profil a été rapide, j’ai obtenu 5 étoiles mais je n’ai pas encore vu de texte à rédiger à ce niveau de classification.

Il est possible de réserver 3 textes à rédiger simultanément, en faisant attention d’être capable de les soumettre dans les délais impartis.

Les tarifs auteur de Scribeur

Mon avis sur Scribeurk (c’est pas de moi)

J’ai écrit deux textes à 3 étoiles pour voir ce que ça fait. 1.92€ les 200 mots, un texte autre sans but que placer des mots-clés, pour un site dont je ne comprends pas l’utilité : ce n’est pas comme ça que j’aime travailler. A moins de 1 centime le mot, il faut vraiment écrire comme un robot pour s’y retrouver financièrement. Cette plate-forme est loin d’être la préférée des rédacteurs. Et pourtant, on voit souvent des rédactrices débutantes se féliciter de leurs 5 étoiles : c’est pourtant le début de leur calvaire… Ouvrir le champagne, OK, mais buvez la bouteille en entier, ça va pas être la fête tous les jours…

Avantages :

  • inscription simple et rapide (évaluation)
  • possibilité de réserver 3 textes à la fois

Inconvénients :

  • la majorité des commandes est tarifée à moins de 1 centimes du mot
  • peu de textes à 0.0275 centimes HT le mot (5 étoiles)
  • pas de notifications par mail en temps réel

Redacteur.com

L’inscription sur Redacteur.com est compliquée : non seulement il faut un numéro SIRET, mais tout un tas de papiers à scanner et à envoyer. La validation du compte-auteur prend au moins une semaine.

Il est cependant possible de s’inscrire sans numéro SIRET : vous n’aurez pas l’autorisation de postuler pour la rédaction des textes, mais vous pourrez regarder les types de commandes passées sur le site pour vous faire une idée de ce qui vous attend (histoire de bien se frustrer). Toutes les nouvelles demandes sont notifiées par mail : vous les verrez toutes passer.

Gros bémol : si un texte vous plaît, vous devez poser votre candidature parmi 15 à 30 rédacteurs et rédiger 3 lignes sur vos capacités à écrire ce texte, et même rédiger deux lignes d’exemple… Je comprend les bonnes intentions des gérants du site, mais j’ai le sentiment que le client se sentira beaucoup mieux considéré que le rédacteur. Je ne valide pas la culture de la servitude.

Les tarifs semblent tourner autour de 2 ou 3 centimes le mot, c’est le minimum qu’on puisse attendre (mais pourquoi j’écris ça ?).

Avantages :

  • notification en temps réel des nouvelles commandes de textes par mail

Inconvénients :

  • tarifs moyens
  • postuler pour les textes qu’on n’est pas sûr de rédiger
  • mise en concurrence entre les rédacteur (pour des cacahuètes)

Soumettre.fr

Si vous ne connaissez ni le netlinking ni le BDSM, vous allez apprendre deux choses nouvelles dans moins de deux minutes.  Avec son petit logo en forme de menottes et un nom qui évoque la soumission, on aurait tendance à se demander si cette plate-forme n’ironise pas sur la façon dont elle traite ses rédacteurs. Que nenni ! Cette petite référence au sado-masochisme met en évidence une chose : les créateurs de Soumettre.fr se font plaisir pendant leurs séances de brainstorming.

Cette plate-forme fait du netlinking. Les menottes sont évidemment un détournement de l’icône des liens hypertextes. Et son nom, Soumettre, fait référence aux soumissions publiées.

C’est quoi le netlinking ?

En deux phrases, le netlinking est une des pratiques SEO qui permet de booster un référencement naturel : si les articles de votre site sont en lien avec d’autres sites, Google sera enchanté de valoriser une page vivante, dynamique et authentique. Les sites-partenaires de Soumettre.fr proposent d’accueillir un article qui contient un lien vers un site-client. Les clients augmentent leur visibilité grâce aux backlinks. Vous pouvez pratiquer le netlinking artisanal, en contactant des sites et en leur proposant des échanges d’articles et de liens, ou vous pouvez vous inscrire sur Soumettre.fr. 

Devenir rédacteur sur Soumettre

Attention ! Pour s’inscrire comme rédacteur, il faut être fouineur : le formulaire de candidature est caché dans les sous-menus du bas de page. Une fois de plus, ce site cultive une certaine perversion.

Pour devenir rédacteur chez Soumettre, ne soyez pas trop pressés : les humains qui gèrent cette plate-forme sont très occupés. Ils s’occupent de votre cas et très bien, mais comptez 10 à 15 jours pour vous inscrire, recevoir le premier test, être relu puis recevoir votre validation.

Le test pour devenir rédacteur est agréable, vous recevez une mission : 300 mots à rédiger, les coordonnées du site qui accueillera l’article et celles du site qu’il faut citer. Quelques consignes sur l’ancrage, la cible du lien, les mots à utiliser et c’est parti : carte blanche sur le thème de l’article.

Si vous découvrez, comme moi, le netlinking, c’est un jeu de rôle : vous devez vous imprégner de l’ambiance du site qui accueillera votre article et amener le plus subtilement possible le lien vers le site externe. Au début, ça fait vraiment mal à la tête, la deuxième fois on s’habitue et je suppose qu’il est possible d’aller jusqu’à l’addiction. Pour ma part, je découvrais totalement le netlinking, j’ai donc dû procéder à des corrections et renvoyer le tout… ça a traîné, j’ai fais un second test, payé 9€ les 300 mots.

Une fois votre compte rédacteur validé, vous accédez au dashboard et pouvez sélectionner les tâches qui vous conviennent.

Si vous désirez travailler sur cette plate-forme, anticipez votre inscription, c’est tout. J’apprécie Soumettre.fr. Malgré son nom douteux, je m’y sens respectée, ce qui booste ma productivité.

Il n’est plus possible de s’inscrire sur Soumettre actuellement. Je vous propose de le vérifier par vous-même. Cette situation est courante dans le domaine des plateforme : il est habituel qu’elles arrêtent de prendre de nouveaux rédacteurs lorsqu’elles atteignent un seuil critique.

Les avantages :

  • rédiger des textes de 300 mots, c’est rapide et agréable
  • le travail est stimulant l’équipe est dynamique et créative
  • une liste Slack permet aux rédacteurs d’échanger conseils et idées : très convivial
  • les tarifs de base sont corrects (3 cts le mot), sans être mirobolants 

Les inconvénients :

  • anticiper son inscription
  • rédiger régulièrement, mais pas exclusivement

Autres plates-formes

Il existe beaucoup d’autres plates-formes. Elles sont citées dans les blogs d’autres rédacteurs qui n’ont peut-être pas réactualisés leur contenus (c’est pourquoi je rédige cet article et je vais essayer de l’actualiser).

Je ne rentrerai pas dans les détails, mais je cite les plates-formes qui semblent ne plus prendre de nouveaux rédacteurs : Textmaster ou Redactiweb (le captcha de validation du texte d’évaluation ne fonctionne pas toujours et ils ne répondent pas aux mails).

La Rédac du web est très intéressant mais il faut avoir suivi la formation Origami ou Liberté de Lucie Rondelet, entre 1000 et 2000 € pour y avoir accès. Ce site est un tremplin pour ses étudiantes. L’idée est excellente.

Qualicontent semble de bonne qualité : il faut suivre une formation gratuite pour accéder à l’inscription. J’ai suivi le début du processus d’inscription, mais comme j’avais 3000 projets sur la planche, j’ai traîné quelques mois de trop : après 9 mois d’activité, les créateurs de la plateforme ont décider de changer de projet. Résultat : seuls les rédacteurs déjà présents sur la plateforme continuent de l’utiliser et il n’est plus possible de s’y inscrire.

Sur la plate-forme de rédaction Codeur, il faut souscrire 30€ par mois pour postuler aux offres. Je n’ai pas exploré prioritairement le concept. Ceux qui l’ont fait ne sont pas déçus : ils ont trouvé des clients.

Greatcontent n’a plus besoin de rédacteurs français pour le moment, ils vous mettront sur liste d’attente.

Scripted, Writeraccess et Content-place sont probablement saturés. Je vous laisse vérifier par vous même. N’hésitez pas à poster un commentaire pour compléter mes informations.

Les plates-formes de services : le vendeur valorise son offre

Ce type de plates-formes présentent la rencontre freelance-client différemment. Le rédacteur devient alors “vendeur” et c’est lui qui propose une tarification de ses services. Il complète scrupuleusement sa page de présentation, où il présente son offre et ses compétences. L’ensemble donne un aperçu de ses qualifications.

5euros.com

La réputation de Fiverr a probablement précédé celle de 5euros.com, sa version francophone.

Vous n’avez pas besoin de numéro de SIRET pour vous inscrire : parfait pour des étudiants ou des particuliers qui souhaitent mettre du beurre dans leurs épinards.

Devenir vendeur sur 5euros.com

Il vous suffit de créer un compte et de définir votre profil.  Vous pourrez ensuite publier un micro-service et compléter ses options. Pour la suite, attendez les clients, vous recevrez des notifications par mail. Si vous souhaitez rester sur l’offre gratuite, soignez votre profil dès le début : votre page sera mise en avant pendant une courte période, qui vous permettra de rencontrer vos premiers clients. Si vous souhaitez conserver cette accessibilité, vous devrez souscrire l’offre payante.

Les tarifs sont libres. Vous pouvez les modifier à volonté. Cela dit, j’ai été très étonnée de voir les tarifs des rédacteurs : très bas. La plupart propose de rédiger autour 500 mots pour 5€…

J’ai rencontré 2 clients fidèles sur cette plate-forme. J’y ai donc fait mes armes. J’ai commencé à 2 centimes le mot et je suis maintenant à 6 centimes. Vous dire qu’on me contacte à ces tarifs serait mentir.

Quelle est la part prélevée par 5euros.com ?

Attention : le compte gratuit prend 20% de commission à chaque vente. Si vous payez 5€ par mois la commission descend à 1€ par commande. Le calcul est simple : si vous ne vendez que des services à 5€, mieux vaut garder un compte gratuit ça revient au même. Si vous vendez avec les options, 20% ça fait mal au porte-monnaie. À partir de 30€ de ventes par mois, les 5€ du compte payant sont rentabilisés et vous avez d’autres avantages. Bien que j’y ai adhéré, je n’ai pas reçu d’autres propositions professionnelles et la raison de se désert rédactionnel m’est inconnue.

Il y a un compte vendeur à 30€ par mois. Il est bien probable qu’il soit utile d’investir. En effet, c’est le seul moyen de mettre votre profil en avant. Cependant, les clients qui cherchent des rédacteurs sur une plate-forme qui s’appelle 5 euros iront-ils sur les profils qui proposent des tarifs réellement rémunérateurs pour les rédacteurs ? J’attends vos commentaires.

Kang

Sur Kang, il faut un numéro de SIRET. Le temps de validation du profil un peu long (validation des documents officiels).

Comme sur 5euros, vous pourrez créer des Djobs… et attendre d’être contacté.

Les prix proposés par les rédacteurs ressemblent à des tarifs corrects. Reste à savoir si les clients se précipitent. Pas chez moi, en tout cas. Mon Djob propose d’être premier sur Google (j’ai recopié les autres, je savais pas à l’époque que c’était pas « honnête » de vendre du rêve), cela ne fait peut-être pas très pro.

Les boutiques d’articles libre-service : Wriiters innove

Les commissions de Wriiters tournent autour de 7 centimes le mot (de 2.5 à 13 centimes) en moyenne. Ce sont les meilleurs tarifs qu’on puisse trouver en tant que débutant. Pas de quoi se plaindre : ce sont les rédacteurs qui fixent leurs propres tarifs et qui choisissent leurs thèmes.

Cette plateforme se veut orientée rédaction Web premium : elle est destinée aux éditeurs pressés qui souhaitent confier leurs contenus SEO à des rédacteurs premium. Elle évolue en permanence et les tarifs misérables et la rédaction low cost sont progressivement bannis. Pour être rédacteur sur cette plateforme, soignez vos contenus et proposez des tarifs décents : entre 7 et 15 centimes du mot.

Devenir rédacteur premium sur Wriiters

Un numéro SIRET est nécessaire pour s’inscrire : cela signifie que vous êtes déclaré = vous êtes un professionnel. La commission prélevée par Wriiters est de 20% (+2€ fixe). À vous de faire vos calculs, entre vos charges et la rémunération souhaitée. Il est possible de vendre des textes très bien valorisés. L’image ci-dessous vous donne un aperçu des tarifs proposés.

Le concept ne plaît pas à tout le monde : c’est le rédacteur qui décide tout. C’est l’occasion de choisir ses sujets de prédilection. C’est parfois l’angoisse de la page blanche.

Certains vendeurs s’en sortent plutôt bien sur cette plate-forme. Ils rédigent quand ils ont du temps et récoltent les gains de façon aléatoire, lorsque les textes sont vendus. Cette façon de travailler peut être déstabilisante. Certains ont parfois l’impression de jouer leur chiffre d’affaires aux jeux de hasard.

Pour écrire sur Wriiters, il faut donc être certain de pouvoir produire de la qualité, disposer d’autres moyens de revenus (clients directs ou autres plates-formes) et avoir une stratégie de gestion de son temps vraiment bien rodée.

Mon avis sur Wriiters

J’adore rédiger sur Wriiters : c’est valorisant et sécurisant. C’est, à l’heure actuelle, ma plateforme préférée. Mais comment optimiser le temps passé à rédiger des articles que l’on est pas sûr de vendre ? Je vous livre ma stratégie, mûrement réfléchie, sous forme de conseils :

  • écrivez sur des sujets que vous maîtrisez
  • sans duplicate content, déclinez vos contenus, changez la forme du texte, ses titres, ses formulation en gardant uniquement le sujet (après, évidement, avoir changé d’angle)

Les rédacteurs de Wriiters se retrouvent dans différents forums sur Slack. L’ambiance est bonne : bienveillance, conseils et soutien. Une ambiance de « collègues » très agréable.

Wriiters fêtera en 2020 son troisième anniversaire : la maturité ? La plate-forme adapte encore ses outils, son mode de fonctionnement et développe son concept. Les suggestions des rédacteurs sont prises en compte pour rendre la plateforme idéale. Une expérience de management participatif non revendiquée à vivre…

J’ai rédigé quelques articles et mon expérience valide mes attentes : écrire pour des sujets intéressants ou correctement rémunérés, c’est le top. Vous serez payé le jeudi, après avoir cumulé 100€.

Attention cependant à la requalification. J’écrirai un article dédié à ce sujet, mais sachez que vous êtes freelance et, à ce titre, vous ne devez pas faire plus de 80% de votre chiffre d’affaire sur la même plateforme, au risque que votre travail soit requalifié de salariat. Diversifiez donc les plateformes et les clients.

Les plateformes de freelances : le produit, c’est vous

Certains clients cherchent des textes et se moquent bien de qui les rédigera : c’est le prix qui fixera la qualité, et ils le savent très bien. Pour eux, les plateformes low-cost sont pleinement satisfaisantes : ils cherchent à faire du remplissage pour leur site.

D’autres clients sont plus pointus sur la qualité. Ils cherchent des rédacteurs spécifiques qui sauront mettre en valeur leurs contenus. Les recruteurs qui cherchent des rédacteurs sur les plateformes de freelances sont plus soucieux de la qualité des contenus qu’ils proposent à leurs clients. Certains de ces clients chercheront à obtenir cette qualité de service sur les plateformes : avec un peu de chance, ça peut fonctionner. Mais ne vous laissez pas avoir : si vous proposez un service premium, vendez le au prix de la qualité.

En moyenne, les tarifs des rédacteurs sur ces plateformes sont plus élevés, jusqu’au double. Il n’est pas rare que des agences de référencement renforcent leurs équipes en faisant appel à des freelances.

Malt, anciennement Hopwork : la plateforme de mise en relation

Sur Malt, il est possible de trouver un indépendant dans tous les domaines du digital : graphiste, webmaster, rédacteur, etc. La concurrence est rude et il est important de ne pas rester passif : ne soyez pas une marchandise dans un étalage.

La base : soigner son profil

La première chose à faire en s’inscrivant sur cette plateforme, c’est de renseigner ses tarifs et attendre qu’on vous contacte bosser sérieusement son offre. Si vous n’êtes pas très à l’aise pour rédiger votre profil, peu importe : rédigez-le, vous pourrez toujours l’améliorer plus tard.

Il faut savoir que sur Malt, les profils sont mis en avant grâce à un algorithme qui prend en compte différents critères, comme la fraîcheur de votre profil, le nombre de missions effectuées, le nombre de recommandations, et les occurrences de consultation de votre profil. Ces statistiques sont à consulter dans une rubrique consacrée.

J’entends déjà des râles désapprobateurs, mais je vais quand-même vous apprendre quelque chose d’important avec Malt (et avec toutes les plateformes d’ailleurs) : votre physique compte. À ce stade de la prise de conscience, vous avez deux réactions possible :

  • vous vous considérez comme une personne belle, et vous serez chanceux que votre physique joue en votre faveur (comme toujours soit dit en passant) ;
  • votre apparence physique vous dérange et vous vous sentez prêt à jeter l’éponge, tel un Calimero du digital. Lisez la suite !

Faites maintenant un petit exercice : allez regarder les profils qui vous plaisent, qui vous donnent envie de cliquer et qui vous inspirent confiance. Ne regardez pas les tarifs et ne vous comparez pas : mettez-vous à la place d’un client exigeant qui cherche un rédacteur fiable et compétent. Qu’observez-vous ?

La première chose que vous ferez, c’est de faire de belles photos. Demandez à un ami ou allez chez un photographe. Habillez-vous comme vous êtes le mieux, naturel. Choisissez votre pause en fonction des qualités intérieures que vous souhaitez mettre en avant. Je vous conseille des expressions simples, positives et sans ambiguïté. Vous devez inspirer la façon dont vous voulez qu’on vous traite. Pas facile ? Prenez ça comme un des premiers exercices de personal branding (vous en aurez d’autres).

Mettez régulièrement à jour vos disponibilités

Les algorithmes de la plateforme prennent en compte le nombre de propositions refusées. Il est donc préférable, si vous n’êtes pas disponible, de l’indiquer dans votre profil. Vous recevez régulièrement une invitation à confirmer votre disponibilité.

La commission prise par Malt

Si mes souvenirs sont bons, la commission est de 12 %. Pour une prestation de 150 €, vous recevrez un virement de 132 €. En revanche, si vous parvenez à garder un client, au bout de 3 mois, la commission descend à 5 %, avec le même client, ce qui est parfaitement raisonnable. La facture éditée ne compte pas la commission, vous déclarerez donc bien les 150 €, et passerez les reste dans vos frais professionnels.

Les paiements et les échanges sont parfaitement sécurisés. Vous êtes assuré en cas d’impayé. La plateforme vous encourage clairement à y ramener vos clients directs, en argumentant la fluidité des échanges. Pourquoi pas ?

Quel que soit votre choix, n’hésitez pas à demander à vos clients directs, même hors plateforme, à poster des commentaires positifs sur votre travail. Ces recommandations augmentent votre visibilité et votre image.

404works

Je n’ai pas pu encore m’inscrire sur 404works. Les rédacteurs que je connais qui y sont inscrits sont satisfaits.

Bulldoz

La rumeur selon laquelle la plateforme vient juste d’arrêter son activité est fausse. Bulldoz est bien conçu, sans abonnement, sans commission, sans frais de mise en relation (mais comment vivent-ils ?). François Tréca, son manager, continue de la développer et compte créer de nouveaux outils.

Le problème majeur soulevé par les rédacteurs français est le suivant : trop de rédacteurs étrangers qui pratiquent des prix en dessous du ras des pâquerettes… Résultat : les rédacteurs français sont moins ou pas contactés par les clients.

Dans ce type de situations, il est difficile de réagir en tant que rédacteur hexagonal. Je m’adresse donc à ceux qui peuvent faire évoluer la situation :

  • rédacteurs off-shore, montez un peu vos prix : en dessous de 4 centimes le mot, les Français ne vous suivront pas ou pas longtemps… Vous pouvez rester à 0,6 ou 1 € les 100 mots si vous voulez… mais vous pourriez aussi tripler vos revenus…
  • clients, pensez profit social : si vous êtes pour l’assistanat, le chômage, la crise sociale, la précarisation, etc. Continuez comme ça, vous tenez le bon bout : ne faites pas travailler vos compatriotes, ils iront bloquer les rond-points et vous ne pourrez pas dire que vous n’y êtes pour rien… Un freelance en prison coûte plus cher qu’un freelance en liberté.

Les réseaux sociaux : se faire connaître pour sortir des plates-formes

Les plates-formes, même les meilleures, proposent des tarifs assez bas ou trop faibles pour en vivre confortablement (et j’entends pas là : gagner assez d’argent pour profiter d’avoir du temps libre, pas pour rouler en Mercedes).

La solution du démarchage ou prospection, actif, est une très bonne option pour trouver des clients directs. Soigner votre profils sociaux, surtout si vous n’avez pas de blog, vous donnera de la visibilité. Vous pourrez parler de vous, faire parler de vous, faire des rencontres, et permettre à vos futurs clients de vous trouver, de connaître vos tarifs et enfin, présentez vos différentes offres.

En revanche, ne négligez pas le temps passé sur ces réseaux : c’est un véritable travail d’image, de publications et de réseautage. Si vous mettez le doigt dans ce mode de prospection, vous allez vous improviser Community Manager, or, c’est un véritable métier.

Alors ciblez correctement vos demandes de connexions (inutile d’avoir un réseau uniquement constitué de rédacteurs Web) et arrêtez d’envoyer des photos du chat (ou apprenez l’art et la manière de parler de vous, ce qui au passage, est du copywriting). Orientez-vous client.

Prospecter sur Facebook et LinkedIn

Selon un sondage non représentatif mené sur un échantillon trop faible par moi-même au printemps 2019, les rédacteurs Web trouvent environ 28 % de leurs clients sur Facebook et LinkedIn. Voici les données complètes de l’enquête :

  • démarchage direct : 27 %
  • recommandations : 20 %
  • Facebook : 18 %
  • LinkedIn : 10 %
  • 404 Works : 5 %
  • Malt et Bulldoz : 4 %
  • Freelancer, blogging, site vitrine, Instagram, Codeur : 2% pour chacun

Que faut-il retenir de ce sondage ? D’abord, il est impératif d’arrêter de se voiler la face : vous trouverez près de la moitié de vos clients grâce à une prospection active. Ensuite, je tiens à préciser que ce sondage est faussé : je l’ai mené sur Facebook. Il est donc logique que Facebook soit sur-représenté. Allez dans une friterie et faites une enquête sur les modes alimentaires des Français, vous obtiendrez le même type de statistiques.

Mais plus sérieusement : si la prospection directe et le bouche à oreille représentent plus de 50 % des nouveaux clients des rédacteurs Web, viennent ensuite les deux plus gros réseaux sociaux adaptés au professionnels, pour presque un tiers des voies menant aux contrats. Fouettez-moi si je mens, mais la raison me semble évidente : tout le monde est sur ces réseaux et donc vous touchez davantage de prospects. À CONDITION DE SAVOIR SE VENDRE.

Certains rédacteurs trouvent des prospects sur Pinterest et Instagram. Je peux me tromper, mais il me semble que ce type de prospection est plus adaptée si vous êtes déjà blogueur et que vous avez une offre complémentaire, type coaching ou formation. Comme il est d’usage, je précise que vos commentaires sont bienvenus pour en témoigner….

Sortir des plateformes : faire cavalier seul ou s’organiser en équipes

Je vais vous parler très très rapidement de la prospection directe. C’est tout simplement hors sujet, et je ferais un article spécial sur la question. Pourtant, c’est la suite logique de cet article.

N’étant pas, encore, experte du sujet, je vais le frôler : vous devez absolument travailler votre personal branding. Je vous parlerai ensuite de collaboration entre freelances et de sites professionnels. Bref, tout ce qu’il faut savoir pour sortir des plateformes.

Apprendre à se vendre : le B.A. BA du personal branding

Le marketing personnel, le personal branding, ou (ne riez pas) le marketing de soi-même désignent une partie du travail de tout freelance : bien se vendre.

Finalement, un rédacteur Web freelance travaille en grande partie dans le marketing et son premier produit, c’est lui-même. C’est peut-être dur à accepter, mais vous êtes une marque.

Bon, sans non plus trop se la raconter, savoir communiquer sur soi et sur ses activités est indispensable à la réussite professionnelle. C’est la base de votre marketing personnel.

Rassurez-vous : la première étape d’un bon marketing de soi-même, c’est de savoir qui l’on est et quelle offre on propose. Et je vous laisse vous poser les questions suivantes :

  • Quelles sont vos compétences ?
  • Êtes-vous satisfait par votre offre ?
  • Qu’est-ce qui vous manque pour l’être ?
  • Quels clients souhaitez-vous toucher ?
  • Avez-vous le profil qui correspond à vos ambitions ?
  • Atteignez-vous vos objectifs ?
  • Que proposent vos concurrents ?

Avoir un site professionnel de rédacteur ou pas ?

Les rédacteurs débutants se posent souvent la question : dois-je avoir un site Web professionnel pour mon activité ? Certains répondent qu’il est beaucoup plus simple d’avoir une page Facebook. Que faire ?

Vous êtes bien placé pour savoir que les contenus des blogs sont plus durables que les contenus Facebook. Vous vendez cet argument à vos clients. Il est donc logique pour un rédacteur Web d’avoir lui-même un blog. Et quel meilleur argument donner à un client que celui-ci : je suis rédactrice Web SEO, je sais optimiser des articles pour le reférencement, vous n’avez qu’à regarder, mon blog figure dans les premières page de Google. C’est d’ailleurs l’argument utilisé par Eskimoz, l’agence de référencement numéro un sur Google.

Notez cependant que vous n’êtes pas obligé de tout miser sur votre site vitrine : si un de vos blogs généraliste ou thématique est bien placé et dispose d’un bon trafic, c’est également un portfolio tout indiqué. Et à propos de portfolio, encore un argument pour le site professionnel : aux clients qui veulent savoir de quoi vous êtes capable, orientez les sur votre blog plutôt que de rédiger des articles test gratuits.

Pour autant, un blog personnel, c’est énormément de travail : vous êtes rédacteur Web, vous pouvez difficilement bâcler vos contenus ou les faire rédiger ailleurs… avant de vous lancer dans ce projet, gardez à l’esprit que vous allez travailler longtemps et sans rien gagner pendant quelques mois. Vous devrez ensuite alimenter régulièrement votre blog.

Une page Facebook, quant à elle, est vite crée. En publiant régulièrement, vous parviendrez à réunir des fidèles et à essaimer votre image de marque partout sur les réseaux. Mais attention ! Cette pratique requiert de bonnes capacités de copywriting pour pousser vos lecteurs à partager vos contenus. Une page Facebook est un excellent complément à un site Web professionnel : vous partagez vos contenus et vous amenez des lecteurs sur votre blog.

Dans les deux cas, vous devez avoir une bonne stratégie éditoriale. Mais c’est un peu votre métier finalement ?

S’organiser en équipe : ne travaillez pas seul

J’ai gardé le meilleur pour la fin. Je suis convaincue des bienfaits de la collaboration et de l’émulation née des relations professionnelles positives. Les freelances ne doivent pas rester seuls dans leurs préoccupations professionnelles : il est indispensable, pour s’inscrire dans la durée, de trouver des alliés.

Premier conseil : faites-vous des amis dans la profession. J’insiste sur le terme : des amis. Vous avez besoin d’établir des relations de confiance avec d’autres rédacteurs qui vous épauleront dans vos moment de doutes (et il y en a!!!!). Attention : je ne parle pas de copinage d’intérêt, de lèche professionnelle ou d’instrumentalisation.

J’ai vécu un réel basculement dans ma carrière au moment où j’ai rencontré un groupe d’amis. Depuis, on ne se lâche plus, et avec le temps est née une authentique collaboration professionnelle, complètement horizontale (sans hiérarchie) où chacun apporte le meilleur de ce qu’il a à apporter. Et je sais que quel que soit mon cheminement professionnel, ils seront toujours disponibles pour me rattraper en cas de chute.

Et le meilleur dans tout ça, c’est que nous avons, chacun, amélioré nos prestations et nous proposons désormais une rédaction web premium, et ce n’est que le début. Notez qu’un groupe de rédaction permet de répondre à de grosses commandes plus facilement.

Alors, cette sortie de plateforme ? Plutôt bien négociée je trouve.

10 Comments

  1. Fiacre NOUGBODOHOUE
    mai 27, 2019
    Reply

    Bonjour, merci pour ton article
    Je suis aussi débutant dans la rédaction web. Il m’est assez difficile de trouver une plateforme de rédaction ou des clients pour mes débuts. J’habite en Afrique au Bénin, la condition de SIRET constitue déjà un blocage pour moi. Quelles solutions ou propositions de plateformes as-tu pour moi ?

    • juillet 4, 2019
      Reply

      Bonjour Fiacre. Le numéro IFU du Bénin tient lieu d’alternative au numéro SIRET. Bien à toi.

  2. mai 27, 2019
    Reply

    Très bonne question en effet ! Je ne me suis pas penchée sur la problématique et je ne voudrais pas m’avancer sur un sujet que je ne connais pas. Mais ton problème semble d’abord juridique et fiscal. Puisque Textbroker est la seule plateforme à ne pas demander le Siret, oriente-toi vers eux. Et n’hésite pas à venir nous donner des informations fiables quand tu les auras… bon courage!

  3. Guira
    octobre 7, 2019
    Reply

    Tout simplement ; merci !

  4. Guira
    octobre 7, 2019
    Reply

    rebonjour !
    Merci pour tous les efforts consenties a la rédaction de ce article très enrichissant . Au risque de répéter la question de Fiacre , moi je réside en cote d ivoire et la question du SIRET constitue en effet une problème …..

    • Marie Leloup
      octobre 7, 2019
      Reply

      Il doit bien y avoir des possibilités légales… mais j’avoue ne m’être toujours pas renseigné sur la question.

  5. Oncletino
    octobre 9, 2019
    Reply

    Bonjour et merci pour cet article.
    Avec un collègue nous souhaiterions publier à intervalle assez régulier certains articles sur le secteur de l’énergie. La question est la définition des règles de publications entre nous (système de validation, règle de publication…). Pourriez vous nous aider dans ce sens?

    • Marie Leloup
      octobre 9, 2019
      Reply

      Je ne suis pas certaine d’avoir bien compris la question… et je dois dire que vous êtes probablement hors sujet : souhaitez-vous faire rédiger vos contenus sur plateforme ?

  6. octobre 31, 2019
    Reply

    Bonjour,
    J’aime beaucoup votre approche. Bonne chance
    Patrick

    • Marie Leloup
      décembre 6, 2019
      Reply

      Merci Patrick !

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