Les tarifs des rédacteurs freelance

Vous créez votre entreprise de rédaction web ? Vous cherchez à définir vos tarifs ? Il existe une grande disparité de tarifs parmi les offres proposées. Que vous négociez directement vos tarifs avec vos clients ou que vous passiez par les plateforme de rédaction, quelques informations à connaître pour ne pas se démotiver.

Se positionner sur le marché : gagner sa vie correctement et dignement

Vous trouverez toutes les informations sur internet, et tous les tarifs. Mais bizarrement, la première question à se poser est : qui suis-je ?

Connaître sa valeur et ses propres besoins est la première chose à définir.

Vous avez fait des études de journalisme ou de lettres, vous avez un orthographe irréprochable, vous lisez 3 livres par semaine, vous avez un blog depuis 10 ans : tous ces éléments sont vos qualités et même vos compétences. Il s’agit de ne pas se dévaloriser.

Vient ensuite la deuxième question : de quoi ai-je besoin pour vivre dignement ?

Il existe deux indices en France pour savoir si l’on gagne dignement sa vie. Le seuil de pauvreté et le SMIC, soit 850€ et 1200€ net. Pensez vous pouvoir exercer un métier créatif en vivant chaque seconde l’angoisse du manque en croulant sous les factures ? Je vous aide, la réponse est NON.

Alors lisez attentivement ce qui suis, et au besoin, notez ces références sur un post-it que vous accrocherez au dessus de votre ordinateur.

La concurrence : que proposent les autres rédacteurs ?

Non, je ne serais pas simpliste. Le métier de rédacteur web est très divers. Certains complètent leurs profils professionnels de multiples compétences et l’expérience est une capacité essentielle. Les écarts de salaires sont importants mais pas absurdes.

Oui, pour gagner sa vie dans ce métier (à moins d’être né avec une cuillère en or dans la bouche), il faut savoir se démarquer, compléter son offre, se spécialiser, hameçonner et fidéliser des clients. Tout un art.

Cette activité connexe, qui n’est pas de la rédaction, fait partie des heures que vous consacrez à votre profession et doit donc être compté dans vos tarifs. Marketing, administration, travail sur les réseaux et sur la communication, graphisme, comptabilité. Je ne l’ai pas pris en compte dans les calculs qui suivent, mais gardez le en tête.

Je prend plusieurs référentiels pour comparer les tarifs :

  • le feuillet est l’indice utilisé dans la presse écrite, il fait 250 mots (autour de 60€ pour les pigistes)
  • le prix au mot, il est compris entre 1 et 25 centimes
  • le prix par jour (franchement, je n’ai pas trouvé comment on compte, j’ai compté 8h/jour), il demande une conversion complètement impossible du temps que l’on met à écrire 250 mots. J’ai enquêté, j’ai sondé, 250 mots par heure est une bonne moyenne. Si vous êtes au-dessus, vous gagnerez moins, si vous êtes en dessous vous gagnerez plus. Simple.

Dernière chose : importante ! N’oubliez pas les charges sociales, autour de 25%. Les tarifs donnés ici sont brut. Si vous bossez sur 5euros.com ou Textbroker comme grand débutant, très ponctuellement ou comme complément de revenu, vous ne payerez pas ces charges (si vous êtes un particulier). Mais attention : vous devez les déclarer aux impôts.

Combien devez-vous demander au client ?

Dans tous les cas, ne travaillez pas en dessous de 2 centimes le mot, 5€ les 250 mots. Si vous le faites, ayez d’excellentes raisons.

J’ai défini 4 catégories de rédacteurs (je me suis inspirée des chiffres de Lucie Rondelet, experte de la question pour avoir lancé de nombreuses professionnelles) :

  • les débutants en attente de statut professionnel : demandez entre 2.5 et 3.5 centimes, soit entre 6.25€ et 8.75€ les 250 mots (notez que c’est 10 fois moins que les tarifs d’un pigiste). Entre 50 et 70€ par jour. Parfait pour débuter si vous ne payez pas de charges sociales. Pour vous tester. Comptez également qu’avec les plateformes, vous n’avez aucun travail de marketing à effectuer : répondez aux offres et rédigez.
  • les rédacteurs confirmés : proposez entre 4 et 8 centimes par mot. 10 à 20€ l’article de 250 mots. Entre 80 et 160€ par jour sur Malt. Ces prix prennent en compte les charges sociales et vous dégagent un salaire correct.
  • les rédacteurs SEO avancés : demandez 5 à 20 centimes par mot. Vous avez remarqué que c’est entre 2 et 8 fois le tarif de base ? Et pourtant ce n’est pas exagéré, c’est même la norme des professionnels qui durent dans le métier. La norme se situe autour de 20 centimes le mot, pour un vrai travail de référencement et une rédaction de grande qualité. Pour un feuillet de 250 mots, c’est 50€ soit quasiment les tarifs des journalistes de la presse écrite. Vous voyez, il y a une logique. A un tarif journalier, vous gagneriez entre 100 et 400€. De quoi pouvoir jouir d’un excellent salaire. A condition de trouver des clients…
  • les rédacteurs reconnus et de prestige : je ne crois pas qu’ils se fassent payer au mot, mais pour info, c’est entre 20 et 60 centimes le mot, soit entre 50 et 150€ les 250 mots. Cette catégorie me fait beaucoup fantasmer… Si un jour j’en arrive là, promis je vous raconte tout !

Voilà, vous en savez autant que moi. Alors arrêtez de surfer sur le web et mettez-vous au boulot !

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